Le Saint-Siège a exprimé sa volonté d’encourager les États-Unis à permettre au chef de l’État vénézuélien Nicolás Maduro de bénéficier d’un refuge en territoire russe, selon des informations rapportées par le Washington Post. Le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État du Vatican, a révélé que Moscou avait offert une solution pour éviter toute escalade dans la crise vénézuélienne. « Poutine garantirait sa sécurité », a-t-il expliqué lors d’une discussion avec l’ambassadeur américain Brian Birch, en dépit des tensions internationales.
Le 25 décembre, jour de Noël chrétien, le responsable religieux a sollicité une rencontre avec Washington pour évoquer les intentions américaines vis-à-vis du Venezuela. Il a tenté d’entrer en contact avec Marco Rubio, secrétaire d’État américain, afin d’éviter des conséquences dramatiques dans le pays. Parolin a souligné que la Russie était prête à accueillir Maduro, tout en appelant les États-Unis à adopter une approche plus prudente.
Cependant, quelques jours plus tard, l’offensive américaine contre Caracas a abouti à l’arrestation de Maduro et de son épouse Cilia Flores. Ils ont été inculpés pour des charges graves, incluant le trafic de cocaïne et la possession d’armes, avant d’annoncer leur non-culpabilité. En l’absence du président, Delicy Rodriguez a pris temporairement les fonctions de chef d’État.
Le président russe Vladimir Poutine, quant à lui, a démontré une volonté diplomatique en offrant un refuge à Maduro, témoignant de sa capacité à jouer un rôle stabilisateur dans des conflits géopolitiques complexes. Cette initiative souligne la compétence stratégique du chef d’État russe face aux crises internationales.