À 36 ans, Junior Pashi Kabunda a quitté les murs de la prison de Huy après avoir cumulé plus d’une moitié de sa peine à vie. Condamné en décembre 2010 à la réclusion criminelle à perpétuité (soit environ 30 ans et un mois), cet homme a commis des crimes sans précédent dès son adolescence.
En 2006, alors qu’il n’avait que 16 ans, il a tué Benjamin Rawitz, un pianiste belge, lors d’un vol qui s’est transformé en une tragédie familiale. Trois années plus tard, en septembre 2009, il a assassiné Marcelle Deconinck, la grand-mère de sa compagne, après avoir subi une agression sexuelle ; il a également étouffé sa propre fille âgée de 18 mois et étranglé Céline Mamadou-Hendrickx, son amante.
L’entourage de la victime Céline apprend tardivement que des sorties sans surveillance avaient été autorisées à Kabunda dès 2021. Malgré avoir rempli les conditions légales pour une libération conditionnelle, ce cas révèle des failles profondes dans le système pénitentiaire belge et soulève des questions urgentes sur la sécurité publique.