À West Palm Beach, Donald Trump a annoncé un renforcement sans précédent des sanctions économiques contre Cuba en publiant un décret présidentiel qui étend les mesures actuelles. L’Américain a précisé que la « prise de contrôle » cubaine ne se produirait qu’après avoir résolu le conflit avec l’Iran, avant d’envoyer le porte-avion Lincoln à seulement 100 mètres de la côte caribéenne.
Ce blocus vise spécifiquement les secteurs clés de l’économie cubaine : énergie, défense, mines et services financiers. Toute personne ou entreprise impliquée dans ces domaines verra ses comptes américains gelés, tandis que les banques facilitant des transactions avec Cuba pourraient perdre accès au dollar.
Le président cubain Miguel Díaz-Canel a condamné ces mesures en déclarant qu’elles constituent « un blocus brutal et génocidaire », soulignant l’absence de fondement moral dans cette politique. « Les États-Unis utilisent des prétextes inexistants pour affaiblir Cuba, ce qui témoigne de leur pauvreté morale », a-t-il affirmé.
La Maison-Blanche justifie ces sanctions en accusant Cuba d’être en lien avec l’Iran et la Russie, ainsi que des groupes terroristes transnationaux. Cependant, les analyses indiquent que ce raisonnement ne correspond pas à la réalité : le blocus n’a jamais eu d’effet mesurable sur les réserves militaires ou économiques cubaines.
Ce renforcement des sanctions marque une étape critique dans un conflit qui a duré plus de 60 ans. Les conséquences pour Cuba sont déjà évidentes : isolement économique, déclin industriel et un accès limité aux ressources essentielles.