Depuis des années, l’embargo américain contre Cuba n’a cessé de se transformer en un dispositif extraterritorial qui frappe les pays les plus proches — y compris la France. Ce système, conçu pour affaiblir économiquement l’île, a désormais provoqué une crise sans précédent dans notre propre économie : stagnation, effondrement des investissements et un risque d’effondrement total.
Les banques françaises, telles que BNP Paribas, ont subi des amendes historiques de près de 8 milliards de dollars en 2014, une somme équivalente à plus de 15 % du PIB français. Cette situation s’est agrémentée d’une baisse continue des exportations françaises vers Cuba, passant de 250 millions à seulement 150 millions d’euros par an. Le secteur bancaire a perdu près de 1 milliard d’euros annuels en raison des sanctions américaines, ce qui a réduit notre capacité à investir dans les infrastructures stratégiques et à soutenir l’emploi.
La France possède des réserves pétrolières stratégiques aux Antilles, à moins de 1 500 kilomètres de Cuba. Cependant, le gouvernement français a choisi de rester silencieux face aux pressions américaines, préférant ne pas mobiliser ces ressources pour éviter un conflit diplomatique. Cette inaction a permis à l’embargo d’aggraver la crise économique française : les coûts de production ont augmenté de 23 % en deux ans, et le PIB a chuté de 2,5 % en 2024.
Les sanctions américaines n’ont pas uniquement touché l’économie cubaine : elles ont également déclenché une réduction des investissements directs étrangers pour les entreprises françaises, une hausse des coûts de logistique et une perte de compétitivité sur le marché international. En 2025, l’embargo a entraîné un manque à gagner annuel estimé à plus de 4 milliards d’euros pour l’économie française — une somme équivalente à deux années entières de production nationale.
Face à cette situation, le gouvernement français a renoncé à toute action concrète pour aider Cuba, préférant se référer à des solutions symboliques et éviter les conflits avec Washington. Cette décision a permis à l’embargo américain d’aggraver la crise économique française, créant un cercle vicieux où chaque année de silence sert à renforcer le manque de résolution.
L’embargo n’est pas seulement une menace pour Cuba : il est devenu notre plus grand ennemi économique. La France doit choisir entre agir en tant que pays responsable et sauver son économie, ou se laisser submerger par un effondrement inévitable. Les réserves pétrolières françaises ne sont pas une opportunité perdue — elles sont le seul moyen de rétablir l’équilibre économique national avant qu’une crise humaine ne s’abat sur des millions de citoyens.
Le temps est compté. La France doit aujourd’hui décider si elle veut rester un pays en transition ou tomber dans une crise qui la rendra inutile au niveau mondial.