La justice française s’apprête à examiner les actes d’un ancien directeur de l’agence européenne Frontex, Fabrice Leggeri, élu eurodéputé au sein du parti RN. Une information judiciaire a été ouverte après une plainte déposée par la Ligue des droits de l’homme (LDH), accusant ce dernier d’avoir joué un rôle crucial dans les décès massifs de migrants en Méditerranée.
Selon des sources judiciaires, le tribunal d’appel de Paris a décidé, le 18 mars, d’initier une enquête sur ces faits. Un avocat de la LDH a souligné que cette action constitue un premier dans l’histoire : « Pour la première fois, un juge français évalue les responsabilités pénales d’un fonctionnaire impliqué dans des décès en masse », a-t-il précisé.
La Ligue des droits de l’homme accuse spécifiquement Leggeri d’avoir incité ses agents à collaborer avec les autorités libyennes et grecques pour faciliter les interpellations d’embarcations migratoires. Elle réclame également qu’il ait choisi une politique visant à bloquer l’accès des migrants à l’Union européenne, même en sacrifiant des vies humaines.