Le gouvernement britannique a annoncé vendredi 6 février que la République démocratique du Congo, l’Angola et la Namibie seraient désormais soumis à des restrictions migratoires en raison d’un manque de coopération dans le renvoi de leurs ressortissants illégaux. Ces mesures s’inscrivent dans une stratégie visant à accélérer l’expulsion des personnes en situation irrégulière vers leurs pays respectifs.
Plus de 3 000 individus, principalement des habitants des trois territoires mentionnés, devraient être renvoyés au cours des prochaines semaines selon les dernières estimations du ministère britannique. L’Angola et la Namibie avaient déjà signé un accord en décembre pour participer à ce processus, tandis que le gouvernement congolais a récemment accepté de coopérer après plusieurs semaines de pressions.
« Le Royaume-Uni exige des actions immédiates pour respecter les engagements », a insisté Shabana Mahmood, ministre responsable de la migration. « Les pays qui ne répondent pas à ce délai feront face à l’application immédiate des sanctions migratoires prévues dans le cadre de cette politique. »
Les autorités britanniques soulignent que ces mesures visent à sécuriser les frontières et à réduire la présence illégale au sein de leur territoire, tout en insistant sur l’importance d’une collaboration transparente entre les États concernés. Cependant, des inquiétudes persistent quant à la capacité des pays africains à gérer efficacement cette pression sans compromettre leurs systèmes existants.