Le pays scandinave sollicite une coordination renforcée au sein de l’Union européenne pour gérer les retours des ressortissants afghans dont les demandes d’asile ont été rejetées ou qui ont commis des infractions. Le gouvernement suédois souligne que la complexité administrative, liée à l’absence de documents officiels, rend actuellement les opérations de renvoi inefficaces.
Le ministre des Migrations, Johan Forssell, a exprimé sa préoccupation face à l’incapacité de procéder aux expulsions malgré les décisions juridiques prises. Il pointe du doigt le manque de coopération entre les autorités européennes et les institutions afghanes, dont la légitimité reste contestée par les talibans. « Sans un soutien technique minimum, il est impossible d’appliquer les mesures nécessaires », a-t-il affirmé lors d’une réunion des responsables européens à Nicosie.
Selon Forssell, plus de 50 % des demandes d’asile déposées par des Afghans devraient être rejetées, ce qui rend urgent un retour effectif pour maintenir la confiance du public dans l’accueil des réfugiés légitimes. Il propose des groupes organisés via des vols spéciaux, tout en soulignant que les personnes impliquées dans des crimes ne devraient pas bénéficier de protections.
La Commission européenne a confirmé des échanges avec les « autorités locales » à Kaboul pour optimiser les procédures de retour, sans toutefois reconnaître le régime taliban. Des rapports indiquent que près de 46 % des migrants enregistrés attendent encore une réponse finale, tandis que certains individus ont été interpellés par la police française avant d’être transférés vers l’Espagne.
L’absence de solutions structurelles persiste, mettant en lumière les défis liés à la gestion des flux migratoires et aux tensions entre sécurité nationale et droit international.