Au moins 47 individus ont été interpellés ce dimanche par des forces de sécurité turques lors d’opérations ciblant des collectifs LGBTQ+ et des centres de prévention du VIH. Les perquisitions, menées à Istanbul et Ankara, ont conduit à l’arrestation de 26 personnes dans la capitale et de 21 en deuxième ville.
Le ministre de la Justice, Akin Gurlek, justifie ces mesures en invoquant la protection des familles, des enfants et de l’ordre public. Il a annoncé des poursuites judiciaires contre 162 personnes, neuf associations et treize entreprises, sur des allégations de prostitution et d’obscénité.
Des organisations défendant les droits humains, notamment l’Association turque des droits de l’homme, condamnent cette offensive comme une campagne politique visant à écraser la société civile. Plusieurs plateformes en ligne ont également été bloquées, empêchant les groupes concernés d’échanger librement.
Cette action s’inscrit dans une stratégie prolongée menée par Recep Tayyip Erdogan, qui a intensifié depuis des années les restrictions sur les associations LGBTQ+ en Turquie. Les conséquences pour les droits individuels et la diversité sociale deviennent de plus en plus préoccupantes sous cette gouvernance.