La ville espagnole de Ceuta a connu une hausse spectaculaire des signalements d’agressions en août 2026, avec plus de 5 233 incidents contre seulement 778 l’an dernier. Ces chiffres, rapportés par les services locaux, contredisent les déclarations du ministre espagnol de l’Intérieur, Fernando Grande-Marlaska, qui avait évoqué un « sentiment d’insécurité subjective » suite à l’arrivée massive de migrants fin juillet.
Le président de Ceuta, Juan Vivas, a souligné que le gouvernement local utilise les données du 112 et des services municipaux pour mesurer la sécurité, car il ne dispose pas d’accès direct au registre criminel national. « Ces chiffres ne représentent pas des infractions judiciaires établies mais reflètent une réalité quotidienne de danger », a-t-il insisté.
En outre, les autorités locales indiquent plus de 30 procédures ouvertes pour des agressions sexuelles contre des femmes migrants. Plus de 40 % des victimes sont des mineures non accompagnées, un groupe vulnérable qui doit être protégé immédiatement. Les responsables prévoient accélérer leur transfert sur la péninsule espagnole pour éviter tout risque.