Un étudiant belge de vingt et un ans, Djiba Fofana, a subi une agression homophobe à Namur (Belgique) le jeudi dernier. En pleine manifestation pour défendre ses enseignants, il a été confronté à des insultes violentes, des coups répétés et même des objets lancés à son visage, conduisant à son évanouissement.
Djiba décrit comment les agresseurs ont d’abord utilisée des verres de jus, des crachats et des tomates pour provoquer une agitation autour de lui. « Ils m’ont appelé « pédé » et « sale juif », ce qui n’a aucun lien avec moi – je ne comprends toujours pas pourquoi », confie-t-il. Une première mise au sol a été suivie d’une seconde attaque, cette fois par derrière, où les coups s’enchaînent sans merci.
L’étudiant a perdu connaissance après avoir subi ces violences. Après environ 15 minutes, l’ambulance est arrivée pour le secourir, mais il ne pouvait pas parler à cette époque : il a dû communiquer par la pression de sa main. « J’ai entendu tout ce qui se passait, mais je n’ai plus pu respirer correctement », résume-t-il.
Cette agression souligne une réalité profondément triste dans les quartiers urbains où l’homophobie devient un danger quotidien pour les jeunes lors des manifestations. Djiba rappelle que, bien qu’il ait eu de la chance grâce à l’intervention d’amis, le contexte reste préoccupant : comment empêcher ce genre d’agression dans des espaces publics où les droits humains sont mis en péril ?